Roch Hachana
et le Nouvel an du 1er Janvier

ROCH HACHANA veut dire «Nouvel an»  C'est le Nouvel an Juif ! Pour 2010,  l'an 5 771 !
30 sept et 1er oct 2008, 19 sept 2009, 9 sept 2010, 29 sept 2011, 17 sept 2012. La date du nouvel an juif n'est pas la même chaque année par ce que le calendrier hébraïque étant basé sur un cycle luni-solaire.
Roch.Hachana est le jour anniversaire de la création du monde. Il n'est pas un jour de réjouissances, mais un jour de prières, car la Création se souvient de toutes les créatures du monde pour les juger d'après leurs mérites.

Pendant deux jours, anniversaire de la création du monde, le juif s'imprègne de l'idée que Dieu est le Maître du monde, qu'il exerce sa providence sur chacune de ses créatures mais qu'il exige aussi de chacune d'elles un comportement irréprochable, les contraignant à un examen de conscience rigoureux implacable devant aboutir à un repentir sincère.
Le nouvel an juif porte aussi les noms de "jour du jugement", "du souvenir" et "de jour de la sonnerie" (du chofar : corne de bélier).

On commémore le premier jour de la Création du monde. On regarde aussi vers le dernier jour, le jour du jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde divine, selon un jugement favorable.           

La fête dure deux jours. Le premier on lit dans les synagogues, le livre de la Genèse, chapitre 21 (naissance d'Isaac) et le premier livre de Samuel, chapitre 1er, verset 2 (la naissance de Samuel). Le deuxième jour, on lit Genèse, chapitre 22 (le sacrifice d'Isaac) et le prophète Jérémie, chapitre 31, les versets 1 à 20 (le souvenir de Rachel et le cantique d'espérance).

L'un des sommets de la liturgie est la sonnerie du « Chofar », destinée à rappeler le souvenir de la miséricorde divine, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés. Elle annonce la Résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l'humanité.
Les dix jours suivants, que l'on appelle les jours terribles, Yamim Noraïm, sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain.


Roch Hachana célèbre l'anniversaire de la création du monde et conduit aux 10 jours de pénitence qui précèdent la fête de Yom Kippour, le Grand Pardon.
Le fête de Roch Hachana, qui dure deux jours, est une fête grave : c'est l'occasion pour les Juifs de faire le bilan de l'année passée, de réfléchir à leurs orientations de vie, et de s'en remettre à l'autorité divine. En effet, Roch Hachana est aussi le jour du jugement. Les actions de l'homme sont alors jugées, et tout ce qui lui arrivera dans la nouvelle année se décide à ce moment-là. C'est également le moment de prendre de bonnes résolutions.
La prière du matin, durant ces deux jours, est marquée par le son du Shofar, une corne de bélier, qui retentit de nombreuses fois pour inspirer le retour sur soi.


Les traditions festives de Roch Hachana
Le nouvel an est naturellement l'occasion de repas festifs. Dans les communautés ashkénazes (originaires d'Europe de l'Est), la tradition veut que l'on trempe des quartiers de pomme dans du miel, en disant : "Que cette année soit pour nous aussi douce que la pomme trempée dans du miel". Dans les communautés séfarades (originaires principalement d'Espagne et des pays arabes), un véritable banquet est organisé durant ces deux jours, composé de mets doux, parmi lesquels on trouve également la pomme trempée dans du miel. Les noms (en hébreu ou en araméen) des mets consommés durant ces deux soirs de fête évoquent tous une citation de la Bible, et permettent ainsi aux Juifs de dire qu'ils "mangent le livre" !

Toute blanche, la table est parée de la plus belle vaisselle, les fleurs embaument. L'enfant cadet dépose, en geste d'espérance, en souhait de profusion pour l'année qui s'ouvre, les grains de riz, les fleurs de lavande, quelques feuilles de menthe odorante. Le sel est supprimé. Seules les coupelles de sucre, de miel sont autorisées. Les lumières des bougeoirs étincelants, les pains briochés, le vin liquoreux, la grenade, la pomme, les dattes fraîches, le basilic présagent douceurs et l'abondances souhaitées.
Après les bénédictions sur le vin, les pains, les fruits, les senteurs de l'aromate, le poisson est servi, souvent des petites daurades roses, offertes entières, de la tête à la queue. Lorsqu'un seul grand poisson est préparé, la tête (roch) est présentée au père ; cet honneur se dédie au patriarche de la famille : Qu'il soit toujours, à la tête des nôtres, empli de sa sagesse, de sa connaissance, au nouvel an prochain.
Suit le potage aux sept légumes, rappel symbolique de la bénédiction du pays d'Israël, un pays qui produit le froment et l'orge, le raisin, la figue et la grenade, l'olive huileuse et le miel (Deutéronome 8,9).
Un plat de viande (karne kozinada) accompagne le riz blanc, les haricots princesses et les courgettes sucrées. Les desserts, les biskotchikos, les fruits, les masapanes abondent…

POURQUOI NOTRE NOUVELLE ANNÉE
COMMENCE-T-ELLE LE 1ER JANVIER ?

La nouvelle année ne commence pas dans toutes les cultures au même moment, et notre calendrier actuel, n'a pas toujours été le calendrier en vigueur en occident. D'ailleurs, le fait de commencer l'année en plein hiver n'est pas une chose naturelle et évidente : les anciens romains, par exemple, considéraient que le début de l'année se situe au printemps, au moment du renouveau de la nature.

Le calendrier que l'on connaît aujourd'hui a été inventé par le pape Grégoire XIII. En effet, c'est lui qui, en 1582, a fixé le premier jour de l'année le premier janvier.
Cette date avait déjà été retenue. Ce calendrier est appelé calendrier grégorien.
D'autres calendriers sont utilisés de nos jours


La fête du Jour de l'An a lieu le 1er janvier de l'an et bien entendu, elle est consacrée à la nouvelle année.  Habituellement, elle se déroule en famille, mais souvent avec des amis.  On s'échange alors des vœux de bonne année qui touchent souvent la santé.

Cependant, cet évènement était célébré, il y a plusieurs années, d'une autre façon.  En fait, le matin du Jour de l'An, les enfants s'éveillaient tôt en sachant depuis la veille que des cadeaux leur seraient offerts.  La maman les rassemblait pour ensuite demander la bénédiction paternelle.  Dans tous les pays chrétiens, l'autorité paternelle commandait le respect, mais ce respect se manifestait de diverses façons selon les continents et l'origine des personnes.  La scène de bénédiction était toujours remplie d'émotions: le père demandait alors à Dieu de bénir sa femme et ses enfants, tous agenouillés devant lui.  Ce moment concordait avec la remise des cadeaux.  Par contre, ces présents étaient toutefois modestes et se résumaient souvent à quelques bonbons, des fruits, des vêtements et pour les chanceux, un jouet de fabrication artisanale.
    Avant de se rendre à la messe, la famille s'arrêtait chez les grands-parents pour une autre bénédiction, mais cette fois-ci, elle est donnée par le grand-père.  D'année en année, le geste se répète, mais ne perd en rien son caractère touchant.  Il y avait aussi une autre coutume, mais elle était réservée aux hommes.  Ces derniers se promenaient d'une maison à l'autre pour transmettre les souhaits de "bonne et heureuse année" au nom de leurs familles.  La tradition d'envoyer des cartes dans le temps des fêtes est donc née de cette tournée de visite.

A cause de la maison de l'Eternel, notre Dieu, je forme des vœux pour ton bonheur. Psaume 122 : 9

Cartes de vœux : C'est le prince Albert, mari de la reine Victoria, qui lança la tradition des cartes de Noël et de vœux. L'aristocratie anglaise n'avait guère apprécié l'effacement dans lequel se cantonnait le conjoint de la reine. En 1851, il eut l'idée de désarmer la mauvaise humeur de ses adversaires en leur adressant des cartes de joyeux Noel et d'heureuse année, auxquelles ils furent bien obligés de répondre poliment. En gagnant leur sympathie, le prince venait de lancer une coutume, maintenant bien établie.
Le chrétien doit-il souscrire à cette coutume, adresser des vœux aux personnes avec lesquelles il est en relation ? N'est-ce pas une habitude païenne, sans fondement valable ? L'apôtre Jean écrivit à on ami : Je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que spirituelle (3 Jean2). Déjà, David formait des vœux pour le bonheur de Jérusalem. Beaucoup de textes bibliques attestent que nos vœux sont en quelques sorte l'invocation de la bénédiction de Dieu en faveur de ceux à qui nous les adressons. Par exemple : Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous ! (Romains 16 :10,24)
Il est bon que nos vœux, quelles que soient les circonstances, soient exprimés aussi en prières s'élevant vers le trône  du seigneur ! Lucien Clerc


MÉDITATION ENCOURAGEANTE POUR LA NOUVELLE ANNÉE :
Le Dieu d'Israël fermera votre marche. Esaïe 52, v. 12


Sécurité à l'égard du passé: "Dieu ramène ce qui est passé" (Ecclésiaste 3, v. 15). A la fin de l'année, nous aimons regarder avec ardeur vers l'avenir , vers toutes les grâces que Dieu nous réserve, et cependant l'anxiété est prompte à reparaître quand nous évoquons le passé. Notre joie présente peut être assombrie par le souvenir de nos péchés et de nos erreurs d'autrefois. Mais Dieu est aussi le Dieu du passé, et s'il permet que nous nous en souvenions, c'est pour en tirer quelque leçon pour nous prémunir contre une fausse sécurité dans le présent.

Sécurité pour demain: "Car l'Éternel ira devant vous." Dieu nous assure qu'il nous garde mieux que nous pourrions le faire nous-mêmes. Il veillera à ce que nous ne tombions pas dans un piège car il est notre protecteur. La main de Dieu va jusque dans le passé, pour décharger notre conscience et nous libérer de toute inquiétude.

Sécurité pour aujourd'hui: "Ne sortez pas avec précipitation." En entrant dans l'année nouvelle, ne nous précipitons pas pour jouir de l'avenir avec insouciance et légèreté. Avançons plutôt avec cette calme confiance que le Dieu d'Israël marche devant nous! Sans doute, il y a dans notre passé des choses irréparables, des occasions perdues que nous ne retrouverons jamais. Mais Dieu peut transformer notre tristesse négative en réflexion constructive pour l'avenir. Laissons dormir le passé, mais qu'il dorme dans les bras de Christ !

Laissez aux mains de Dieu le souci de l'irréparable passé et avancez avec lui vers l'irrésistible avenir. O. Chambers

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